Présentation

Conseil Supérieur National de l’Acupuncture Traditionnelle.


Notre profession a connu certaines difficultés à être représentée dans la cour des pouvoirs publics et plus précisément au ministère de la Santé.


Alain Peyronnel avait presque réussi à faire passer une proposition de loi de reconnaissance de notre médecine ; malheureusement, les méandres de la politique ont réussi à faire virer de bord ce projet.
Dès ma nomination au Conseil Supérieur National de l’Acupuncture Traditionnelle, j’ai repris la lutte pour valoriser, accréditer, reconnaître ce que nous sommes.


Une nouvelle approche politique semble aujourd’hui être envisageable, des contacts récents avec l’organisation de la Santé Durable ont été pris et des discussions sont en cours.


Force est de constater que seul le rassemblement de nos fédérations nationales permettra de déposer un projet commun pour notre profession.


Je suis, et ceux qui me connaissent le savent un traditionnel convaincu, et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour porter notre profession à la reconnaissance qu’elle mérite.


Après avoir rencontré la plupart des acteurs sur la scène politique, il en ressort que l’essentiel de la difficulté à reconnaître notre médecine acupuncturale tient de la légèreté de la formation de base.
Il est indéniable que le programme que nous présentons en Médecine Traditionnelle Chinoise n’est pas critiquable sur le fond ; tous s’accordent à dire qu’elle s’inscrit dans une droite ligne de la tradition énergétique de la pensée chinoise.


Le vrai problème est que nous sommes en Europe, qu’il existe une législation sur la pratique de l’acupuncture et que l’éternel grief fait à notre égard reste les lacunes de connaissances de la matière médicale.


Pour être régulièrement en contact avec nos confrères chinois, je ne peux que constater la même réflexion, et c’est la raison pour laquelle toutes les formations traditionnelles sur le territoire chinois inclues actuellement une grande part de formation de la médecine conventionnelle.


Le rôle du Conseil National Supérieur de l’Acupuncture Traditionnelle est de pouvoir dialoguer avec les pouvoirs publics afin d’espérer une vraie reconnaissance de notre médecine et je ne désespère pas de mener sur les bancs de la Faculté un diplôme universitaire nous permettant une pratique de notre profession à la fois dans le respect de la tradition de la médecine chinoise avec une connaissance de l’approche des médecines conventionnelles.


Cette réflexion est maintenant largement partagée par la plupart des fédérations et je suis heureux de pouvoir contribuer à cette nouvelle vision de la Santé Durable dans le respect de l’individu et de sa spécificité.

 

Docteur Michel Frey

Président du C.S.N.A.T.

Rappel historique. Extrait du site du CCREAT en 1998